Il y a des œuvres qui prennent des mois à mûrir.
Et puis il y a celles qui surgissent presque d’un seul souffle.
Au cours des derniers jours, une idée s’est imposée à moi. Sans l’avoir planifiée, j’ai commencé à écrire quelques mesures… qui en ont appelé d’autres, jusqu’à donner naissance à Écho, une nouvelle œuvre d’environ six minutes pour alto, saxophone ténor, cor et piano.
J’avais envie d’explorer les possibilités de dialogue entre ces quatre timbres si différents. Dans cette pièce, les idées musicales circulent d’un instrument à l’autre, se répondent, se transforment et se prolongent, comme des échos qui voyagent dans l’espace avant de s’évanouir.
Le silence y occupe aussi une place importante. Il ne sépare pas les phrases : il leur permet de respirer.
Je suis particulièrement heureuse de cette nouvelle œuvre, qui m’a menée vers une formation instrumentale peu commune et un univers sonore que j’ai eu beaucoup de plaisir à découvrir.
Comme toujours, j’espère qu’elle trouvera un jour ses interprètes… et ses auditeurs.

